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descente d'organes chez la femme utérus

Tout savoir sur le prolapsus féminin

Lutter contre la descente d’organes 22 octobre 2025
Dr Marine Lallemant Docteure en gynécologie obstétrique au CHU de Lille

Tout savoir sur le prolapsus féminin

Le Dr Marine Lallemant  rencontre quotidiennement des patientes souffrant de prolapsus génital ou  descente d'organes. Cette pathologie est bien plus fréquente qu’on ne le pense. Elle impacte lourdement la qualité de vie et peut concerner la femme à tout âge. Dans cet article, elle nous détaille cette pathologie, de la présence des premiers signes à la mise en place d'un diagnostic et d'un traitement du prolapsus génital féminin.

En parcourant les étapes clés de ce trouble, vous allez :

  • Identifier le mécanisme & reconnaître les signes d'alerte : comprendre l'affaiblissement du plancher pelvien et apprendre à écouter les signaux de votre corps.
  • Évaluer les facteurs de risque : identifier les pressions quotidiennes qui fragilisent le plancher pelvien et favorisent l'apparition d'un prolapsus.
  • Découvrir les solutions de rééducation périnéale : Explorer les méthodes de soin, du travail avec un professionnel aux exercices à domicile avec la sonde Emy Trainer, pour renforcer durablement votre soutien pelvien.

Qu’est-ce que le prolapsus génital de la femme ?

Un prolapsus est la conséquence d’un relâchement d'une partie ou de plusieurs organes du bas-ventre. Cette pathologie, couramment appelée descente d’organes, se réfère une situation où d'organes ne sont plus correctement soutenus. 

Lorsqu’une femme souffre d’un prolapsus génital, un organe de son pelvis (vessie, utérus, rectum) glisse alors vers le bas. Autrement dit, dans le vagin.

Dans les cas les plus sévères d’une descente d’organes, il peut même s’extérioriser au-delà de la vulve. C’est le quatrième et dernier stade du prolapsus.

Il est aussi possible que plusieurs organes descendent en même temps. Toutefois, notez qu’il est difficile d’évaluer la fréquence de cette pathologie. D’après les études, elle toucherait entre 4 et 97 % des femmes. Les chiffres varient selon la méthode de recueil des informations (questionnaire ou examen clinique).

Les différents types de prolapsus chez la patiente

Il existe plusieurs formes de prolapsus pelvien. La classification dépend de l’organe qui descend. On parle ainsi de :

  • Cystocèle  : Pour la descente de la vessie. La patiente peut alors présenter des fuites urinaires, des difficultés à uriner et des infections urinaires fréquentes.
  • Urétrocèle : Pour un prolapsus de l’urètre. C’est le stade qui précède la cystocèle, lorsque seul le conduit d’évacuation de l’urine descend dans le vagin.
  • Hystérocèle  : Pour désigner un prolapsus utérin. La descente de l’utérus et du col dans le vagin résulte souvent de traumatismes obstétricaux ou d'une faiblesse ligamentaire.
  • Rectocèle : Pour la descente du rectum (prolapsus rectal) Une incontinence rectale ou aux gaz peut survenir car l'organe appuie sur la paroi postérieure vers l'anus.
  • Entérocèle : Si le prolapsus touche l’intestin . Cette descente depuis la partie supérieure du vagin cause potentiellement une constipation chronique.

Comment survient une descente d’organe ?

Pour mieux appréhender ce processus dans le bassin, faisons un point anatomique. Un triple système maintient les organes pelviens à l’intérieur du corps :

  1. Les muscles du plancher pelvien (ou périnée). Ayant la forme d’un hamac, ce système de soutien va du pubis au coccyx. C’est sur ce groupe de muscles que reposent les organes du pelvis (vessie, utérus, rectum).
  2. Les ligaments. Ils agissent comme un système de suspension et d’ancrage des organes pelviens sur les os du pelvis.
  3. Les fascias, qui jouent un rôle de cohésion entre les organes du pelvis.

Ainsi, l’intégrité de tout ce système est essentielle pour assurer un équilibre correct. Il doit à la fois être assez souple pour s’adapter à la grossesse et à l’accouchement. Mais également solide pour résister aux pressions voire hyperpressions abdominales ( sport, poussées)

Or, il arrive que les muscles du plancher pelvien ou les ligaments se relâchent. Ce relâchement entraîne alors une descente des organes, qui vont appuyer sur la paroi vaginale et la déformer. Descente qui ira parfois jusqu’à l’extériorisation hors du vagin. 

Quelles sont les causes d’un prolapsus ?

D’abord, sachez que les facteurs favorisant la descente d’organe peuvent être modifiables ou permanents

De manière générale, les facteurs déclencheurs et/ou aggravants sont multiples :

  • Les grossesses, surtout lorsqu’elles sont multiples et/ou répétées.
  • Les accouchements par voie naturelle répétés et/ou difficiles.
  • Accouchement avec un long travail.
  • Accouchement difficile avec une déchirure sévère au niveau du périnée.
  • Episiotomie médiane.
  • Poids élevé du nouveau-né.
  • La ménopause qui induit un relâchement des muscles et des ligaments.
  • Une opération chirurgicale d’un organe pelvien.
  • L’ hyperpression abdominale répétée : surpoids, port de charges lourdes, activités sportives intensives, constipation, toux chronique ou encore sédentarité.
  • Une maladie causant un déficit en collagène, protéine indispensable à la cohésion, au soutien et à la solidité des tissus. Par exemple, le syndrome d’Ehlers Danlos vasculaire.
  • Les atteintes neurologiques du plancher pelvien (spina bifida, syndrome de la queue de cheval, etc.)

    Enfin, une femme peut développer un prolapsus à tout moment de sa vie. Cependant, la fréquence augmente avec l’âge, notamment après 50 ans. D’ailleurs, le risque de chirurgie pour un prolapsus après 70 ans est de 11 %.

Les symptômes du prolapsus féminin

Maintenant, voyons quels sont les symptômes de la descente d’organe. Les plus fréquents sont la sensation d’une boule vaginale et la sensation de pesanteur.

Outre la sensation de pesanteur pelvienne et la sensation de boule à l'entrée du vagin, une personne atteinte peut présenter :

  • Symptômes urinaires :  l’incontinence urinaire (fuites d’urine) , la pollakiurie (mictions fréquentes), sans oublier les urgenturies (besoins urgents d’uriner) et les troubles de la vidange vésicale. Dans ce cas, elle rencontre des difficultés à uriner et/ou à vider entièrement sa vessie.

  • Troubles ano-rectaux : constipation, difficultés à évacuer le contenu du rectum ou incontinence anale (fuite de gaz ou de selles)

  • Troubles sexuels : Saignements, douleurs, fuites d’urine, gaz vaginaux lors des rapports ou encore perte de sensations.

Certaines patientes effectuent même des manœuvres manuelles pour uriner ou déféquer, voire pour repousser la descente d’organe dans le vagin.

Prolapsus et sexualité : peut-on continuer les rapports ?

Avoir un prolapsus n'interdit pas les rapports sexuels, mais des désagréments (gêne, inconfort, fuites) peuvent survenir. La solution ? Le renforcement du périnée par des exercices ciblés, qui permet d'améliorer la qualité des tissus et la confiance en soi. L'utilisation de lubrifiants adaptés est également fortement proposée.

Ce qu'il faut éviter quand on a un prolapsus

Certains comportements peuvent aggraver la situation :

  • Porter des charges lourdes : Toujours engager une contraction de protection avant l'effort.

  • Les sports à fort impact : Les ondes de choc fragilisent les tissus.

  • Pousser lors de la défécation : Utilisez un marchepied pour relever vos jambes et fac.

  • Retenir sa respiration : L'apnée augmente la pression au niveau de l'abdomen.

J’ai une descente d’organe : que faire ?

Pour savoir si vous souffrez effectivement d’une descente d’organe, il faut réaliser un examen clinique. Une simple auscultation peut suffire.

Mais généralement, le professionnel de santé réalise aussi des examens complémentaires, comme une échographie pelvienne ou un bilan urodynamique. Cela dépend notamment du type de prolapsus et de son stade d’avancement.

il faut d’abord identifier les facteurs responsables ou aggravants. Puis, on envisage des traitements conservateurs pour soulager la patiente sans recourir à la chirurgie.

Une fois le problème identifié, plusieurs solutions (avant tout acte opératoire) existent pour vous traiter :

  • Hygiène de vie :Une perte de poids, une alimentation plus équilibrée et une activité physique adaptée (gymnastique douce, natation...)

  • La pose d'un pessaire : Il s'agit d'un dispositif en silicone ou en latex à introduire dans le vagin. Ce dispositif médical (anneau ou cube) maintient les organes en place. Il peut être associé à un traitement hormonal.

Prolapsus et rééducation périnéale

En complément, les professionnels de santé recommandent souvent une rééducation pelvi-périnéale. Les objectifs sont de prévenir ou de ralentir l’aggravation du prolapsus. Par la même occasion, renforcer le périnée va prévenir les risques d’incontinence.

De plus, la rééducation périnéale est très utile après une chirurgie du prolapsus. Autant pour favoriser le rétablissement du plancher pelvien que pour éviter une récidive.

De manière concrète, il s’agit d’une rééducation multifactorielle et globale, grâce à des contractions et relâchements du périnée. Elle améliore la tonicité du plancher pelvien, de l’abdomen et du diaphragme thoracique, et plus globalement la statique lombo-pelvienne.

Je prends soin de mon périnée

Outre des séances avec une sage-femme ou un kiné, la rééducation du périnée comprend de l’auto-rééducation à domicile.

Dans ce cadre, vous pouvez alors utiliser un dispositif de biofeedback connecté, comme la sonde périnéale Emy. Elle vous aidera à améliorer vos exercices et à progresser de la bonne façon.

Le traitement chirurgical du prolapsus génital

Enfin, il se peut que les traitements conservateurs ne soient pas efficaces. Seul ou en complément, il faudra alors envisager une intervention chirurgicale pour remettre les organes en place.

Le traitement chirurgical dépend du type de prolapsus. Il peut être réalisé par voie vaginale ou par voie abdominale (souvent par cœlioscopie). L'opération consiste à retendre les tissus. Un bon suivi post-opératoire est ensuite indispensable.

En effet, l’opération est le dernier recours lorsque la descente d’organe atteint un stade avancé et cause des symptômes handicapants . Dans les cas particulièrement complexes, une équipe pluridisciplinaire de pelvi-périnéologie se concerte alors pour décider des modalités de l’intervention. Puis, le choix de la technique dépend de divers critères : symptômes , type de prolapsus, comorbidités, attentes de la patiente…

Bien sûr, la chirurgie s’associera toujours à une prise en charge des facteurs de risque modifiables.

FAQ : Comprendre le prolapsus : les réponses à vos questions

Quelles sont les causes principales d'un prolapsus ?

Le prolapsus survient suite à l'affaiblissement des tissus de soutien pelviens. Les facteurs les plus courants sont :

  • Les accouchements ;
  • La ménopause (baisse d'œstrogènes) ;
  • La constipation chronique ;
  • Le surpoids et le port répété de charges lourdes.
Comment savoir à quel stade en est ma descente d'organes ?

Le diagnostic est établi lors d'un examen clinique par un pro de santé (gynécologue, sage-femme ou kinésithérapeute). Il existe 4 stades : du stade 1 (descente légère interne) au stade 4 (organe totalement extériorisé).

La chirurgie est-elle la seule option de traitement ?

Non. Pour les stades précoces à modérés, des solutions non invasives sont privilégiées : la rééducation périnéale, le port d'un pessaire et la gestion des pressions abdominales au quotidien.

Peut-on continuer à avoir des rapports sexuels avec un prolapsus ?

Oui, il n'y a aucune contre-indication médicale. Bien qu'une gêne physique ou une appréhension puisse exister, le prolapsus ne rend pas les rapports impossibles et ne présente pas de danger.

Pourquoi les abdominaux classiques sont-ils déconseillés ?

Les "crunchs" augmentent la pression à l'intérieur du ventre et poussent les organes vers le bas. En cas de prolapsus, il est recommandé de privilégier les exercices hypopressifs qui "aspirent" les organes vers le haut par la respiration.

Est-il possible de stabiliser un prolapsus par soi-même ?

Oui, en modifiant ses habitudes (gestion du transit, port de charges) et en pratiquant une auto-rééducation régulière. L'objectif est de tonifier les muscles profonds pour qu'ils assurent un meilleur soutien mécanique aux organes.

Est-il possible de prendre soin de son prolapsus à domicile ?

Oui, l’auto-rééducation est un complément essentiel aux séances réalisées avec un pro de santé. L'objectif est de maintenir la tonicité du plancher pelvien au quotidien grâce au biofeedback.

👉 L’utilisation d’un dispositif médical comme Emy Trainer permet de mesurer ses progrès en temps réel et de s’entraîner de manière autonome, aidant ainsi à limiter l’évolution des symptômes sur le long terme.

Ce qu'il faut retenir pour votre santé pelvienne

Agir sur une descente d'organes est essentiel. N'hésitez jamais à contacter ou consulter un professionnel dès les premiers signes. L'information, le diagnostic précoce, une bonne hygiène de vie et la rééducation sont vos meilleurs atouts pour préserver votre confort intime.

  • La descente d'organes n'est pas une fatalité : appelé prolapsus, ce trouble est un relâchement des tissus de soutien. En agissant tôt sur vos habitudes (arrêt des pressions abdominales fortes), vous pouvez stabiliser la situation.
  • Consultez un professionnel : un professionnel de santé (sage-femme, kiné ou médecin) est indispensable pour établir un diagnostic précis et choisir le traitement adapté à votre stade.
  • Musclez votre périnée avec précision : la rééducation active est la clé. L'utilisation d'une sonde de biofeedback comme Emy trainer vous permet de travailler efficacement à la maison pour soutenir vos organes durablement.
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