Ce que vous allez découvrir dans cet article :
- Comment le yoga doux agit sur le périnée, et quelles sont ses limites.
- Pourquoi muscler son périnée demande aussi un entraînement ciblé.
- Comment associer yoga et rééducation du périnée, avec Emy Trainer comme complément possible à la maison.
Comment le yoga doux agit-il sur le périnée ?
Le yoga doux, inspiré du Hatha, du Yin ou du yoga postnatal, propose une approche globale du corps : respiration profonde, postures d'ouverture et conscience du plancher pelvien. Certaines postures, comme le chat-vache, la posture de l'enfant ou les exercices de respiration abdominale profonde, favorisent la détente, la mobilité du bassin et une meilleure perception du corps. Elles peuvent ainsi aider, de façon indirecte, à mieux ressentir la zone du périnée.
Pour découvrir d'autres pistes, consultez nos exercices pour muscler le périnée.
Quelles sont les limites du yoga pour le périnée ?
Le yoga travaille surtout la souplesse, la posture et la respiration. Son objectif premier n'est pas de renforcer de façon ciblée les muscles du plancher pelvien. Certaines postures inversées ou les exercices qui augmentent fortement la pression dans le ventre sont même plutôt déconseillés quand le périnée est fragilisé, notamment peu de temps après un accouchement.
En cas de fuites urinaires ou après un accouchement, un travail musculaire ciblé du périnée reste donc important, de préférence encadré par une sage-femme ou un·e kinésithérapeute.
Qu'est-ce qu'un entraînement ciblé du périnée ?
Un entraînement ciblé repose sur des contractions volontaires et répétées du plancher pelvien. Il peut prendre plusieurs formes : des exercices classiques du périnée, des séances de rééducation périnéale avec une sage-femme ou un·e kinésithérapeute, ou une sonde périnéale de biofeedback à la maison.
Emy Trainer est une sonde périnéale connectée de biofeedback et un dispositif médical marqué CE. Ses capteurs captent l'activité de votre périnée et la transmettent en temps réel à l'application Emy : vous voyez directement si vous activez votre périnée. Une séance dure de 5 à 20 minutes. L'utilisation d'Emy Trainer est contre-indiquée pendant la grossesse ; après un accouchement, elle est possible au plus tôt 7 semaines après la naissance et après accord médical.
Une étude clinique menée au CHU de Strasbourg a évalué Emy Trainer auprès de plus de 50 patientes présentant une incontinence urinaire d'effort. Après 3 mois d'utilisation d'Emy Trainer, 98 % des participantes ont constaté une amélioration de leur qualité de vie, et 87 % une diminution de la fréquence et de la sévérité de leurs symptômes urinaires (Jochum et al., 2021).
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Comment associer yoga doux et rééducation du périnée ?
Yoga et entraînement ciblé du périnée répondent à des objectifs différents et peuvent se pratiquer en parallèle. Le yoga doux apporte détente, souplesse du bassin et meilleure respiration ; l'entraînement ciblé travaille la contraction volontaire du plancher pelvien. Par exemple :
- une à deux séances de yoga doux par semaine, pour la détente et la posture ;
- des séances courtes et régulières d'entraînement ciblé du périnée, à un autre moment de la journée ;
- un bilan avec une sage-femme ou un·e kinésithérapeute pour adapter votre programme.
Quelles précautions prendre avec le yoga quand le périnée est fragilisé ?
Peu de temps après un accouchement ou en cas de douleurs pelviennes, mieux vaut éviter certaines postures : les postures inversées, celles qui augmentent fortement la pression dans le ventre (comme les crunchs) ou les cambrures prononcées. Une professeure ou un professeur de yoga formé au post-partum, ou votre sage-femme, peut vous aider à adapter votre pratique à votre situation.
Questions fréquentes sur le yoga et le périnée
Le yoga suffit-il à renforcer le périnée ?
Le yoga doux aide à la détente, à la posture et à la conscience corporelle, mais il ne vise pas en priorité le renforcement ciblé du périnée. En cas de fuites urinaires ou après un accouchement, un entraînement ciblé reste important. Parlez-en à une sage-femme ou à un·e kinésithérapeute.
Peut-on faire du yoga et utiliser une sonde périnéale en parallèle ?
Oui, les deux peuvent se pratiquer en parallèle, car ils répondent à des objectifs différents : le yoga pour la détente et la posture, l'entraînement ciblé pour la contraction volontaire du périnée. Prévoyez-les à des moments distincts de la journée.
Quelles postures de yoga éviter après un accouchement ?
Évitez au début les postures inversées, les exercices qui augmentent fortement la pression abdominale et les cambrures prononcées. Privilégiez des postures douces et la respiration, avec l'accord de votre sage-femme ou de votre médecin.
Le yoga aide-t-il à détendre le périnée ?
Oui, c'est l'un de ses atouts : la respiration consciente et les étirements doux aident à relâcher un périnée trop tendu. Savoir relâcher son périnée est aussi important que savoir le contracter.
À partir de quand peut-on utiliser Emy Trainer après un accouchement ?
Au plus tôt 7 semaines après l'accouchement, et après accord de votre médecin ou de votre sage-femme. Emy Trainer ne doit pas être utilisé pendant la grossesse.
Ce qu'il faut retenir sur le yoga et le périnée
- Le yoga doux favorise la détente, la souplesse du bassin et la conscience corporelle, mais il ne cible pas en priorité le renforcement du périnée.
- Un entraînement ciblé du périnée, encadré par une sage-femme ou un·e kinésithérapeute, reste important en cas de fuites urinaires ou après un accouchement.
- Emy Trainer accompagne cet entraînement à la maison : après 3 mois d'utilisation d'Emy Trainer, 98 % des participantes à l'étude clinique ont constaté une amélioration de leur qualité de vie (Jochum et al., 2021).
Sources
- Pelvic Floor Muscle Rehabilitation Using Biofeedback, Diane Kaschak Newman, July 2014, Urologic Nursing 34(4):193-202 – pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25233622
- Prospective evaluation of the connected biofeedback EMY Kegel trainer in the management of stress urinary incontinence, Jochum F et al., February 2022, Journal of Gynecology Obstetrics and Human Reproduction 51(2):102280 – pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34861424





