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emy fizimed libre d'être vous

Libre d'être une maman solo, fatiguée et heureuse

Leslie est une jeune maman épanouie d’une petite fille de 16 mois et passionnée de théâtre. Se définissant comme créative, fatiguée et heureuse, elle a souhaité participer à la campagne « Libre d'être vous » par pure « curiosité » et pour découvrir une expérience inédite.

Pour Leslie, être libre d'être soi signifie « se débarrasser des contraintes » et des injonctions, qu'elles soient sociétales ou auto-infligées. Elle qualifie la maternité de « monde de la culpabilité », où l'on se sent jugée en permanence. Sa liberté se traduit par le droit d'être « paniquée » ou « démunie » face à l'inattendu, notamment depuis qu'elle est maman solo (le père l'ayant quittée un mois et demi après la naissance de sa fille).

Les injonctions et le combat des codes genrés

Leslie confie ne pas être totalement libre au quotidien, car elle se met une pression pour être la mère qu'elle voudrait être pour sa fille. Elle doit parfois masquer sa fatigue ou sa colère – elle, qui n'est pas "quelqu'un de très patient" – pour être une figure bienveillante. C’est un nouveau moi qu’elle découvre et qu’elle veut transmettre à sa fille, pour qu'elle apprenne à avoir suffisamment confiance en elle pour « ne pas subir d'injonction ».

Ce qu'elle revendique en tant que femme, c'est la « possibilité d'être ce qu'on veut », au-delà des codes genrés qui l'exaspèrent. Elle souhaite que sa fille sache qu'il est possible d'être camionneuse, footballeuse, très féminine ou très masculine. Si elle a été heureuse d'avoir une fille, c'est parce qu'elle trouve "plus facile de construire une fille que de déconstruire un garçon" face aux stéréotypes.

Les injonctions et le combat des codes genrés

Leslie confie ne pas être totalement libre au quotidien, car elle se met une pression pour être la mère qu'elle voudrait être pour sa fille. Elle doit parfois masquer sa fatigue ou sa colère – elle, qui n'est pas "quelqu'un de très patient" – pour être une figure bienveillante. C’est un nouveau moi qu’elle découvre et qu’elle veut transmettre à sa fille, pour qu'elle apprenne à avoir suffisamment confiance en elle pour « ne pas subir d'injonction ».

Ce qu'elle revendique en tant que femme, c'est la « possibilité d'être ce qu'on veut », au-delà des codes genrés qui l'exaspèrent. Elle souhaite que sa fille sache qu'il est possible d'être camionneuse, footballeuse, très féminine ou très masculine. Si elle a été heureuse d'avoir une fille, c'est parce qu'elle trouve "plus facile de construire une fille que de déconstruire un garçon" face aux stéréotypes.

Un corps déconnecté et le lâcher-prise

La maternité a « tout changé » dans son rapport au corps. Leslie a eu du mal à l'investir durant la grossesse, car elle n'avait ni symptômes, ni un ventre visible rapidement. Elle a même eu un regard « dur » sur son corps qui ne fonctionnait pas comme elle l'attendait.

Après l'accouchement, son corps est resté « très déconnecté ». Suite à la séparation et à la perte de poids, elle n'arrivait plus à allaiter, enchaînant les mastites. Elle se sentait frustrée que son corps, qui avait produit un "super bébé", lui fasse ensuite "défaut".

Bien que très préparée grâce aux échanges avec des sages-femmes et d'autres mamans, la seule chose qui lui manquait était le lâcher-prise face à l'inattendu de la maternité.

Du théâtre pour construire la confiance

Leslie révèle n'avoir « pas du tout » confiance en elle, ayant été une adolescente effacée et cherchant constamment le conformisme. Son outil pour se « construire » est le théâtre. En incarnant des personnages hyper sûrs d'eux, elle simule une assurance qu'elle n'a pas dans la vraie vie.

Aujourd'hui, elle ne donne pas une grande place à son apparence, sinon pour des raisons pratiques : se montrer « présentable » à la crèche et ne pas « sombrer » dans le rôle unique de maman en télétravail.

Elle gère le regard des autres en faisant attention à elle pour « ne pas se laisser tomber », un équilibre qui la rend heureuse sans que cela devienne trop contraignant. Ce qui l'aide à rester fidèle à elle-même, c'est sa fille, à qui elle veut transmettre ses valeurs.

Son ultime message à la “Leslie plus jeune” est rassurant : « Ça va bien se passer. » Et aux femmes qui n'osent pas, elle conseille : « Ce qui compte, c'est vous. » Il faut être alignée et en accord avec ce que l'on est pour se sentir bien, car « on est libéré du regard des autres parce qu'on n'a pas à rougir de comment on se comporte. »

Bien que très préparée grâce aux échanges avec des sages-femmes et d'autres mamans, la seule chose qui lui manquait était le lâcher-prise face à l'inattendu de la maternité.

"Ce qui compte c'est vous"