Les injonctions et le combat des codes genrés
Leslie confie ne pas être totalement libre au quotidien, car elle se met une pression pour être la mère qu'elle voudrait être pour sa fille. Elle doit parfois masquer sa fatigue ou sa colère – elle, qui n'est pas "quelqu'un de très patient" – pour être une figure bienveillante. C’est un nouveau moi qu’elle découvre et qu’elle veut transmettre à sa fille, pour qu'elle apprenne à avoir suffisamment confiance en elle pour « ne pas subir d'injonction ».
Ce qu'elle revendique en tant que femme, c'est la « possibilité d'être ce qu'on veut », au-delà des codes genrés qui l'exaspèrent. Elle souhaite que sa fille sache qu'il est possible d'être camionneuse, footballeuse, très féminine ou très masculine. Si elle a été heureuse d'avoir une fille, c'est parce qu'elle trouve "plus facile de construire une fille que de déconstruire un garçon" face aux stéréotypes.





